Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 00:00

Palmerston-Aerial-aerial-pictures-of-the-cook-isl-jpg

                       Iles Cook du sud - Palmerston - photo Aerial vieuws of Cook islands.

 

 

Selon la tradition orale, les îles Cook auraient été peuplées à partir du 8°ou 9° siècle par vagues successives en provenance des Samoa, des îles de la Société, des Tuamotu et sans doute également des îles Marquises et des îles Australes. Aucune trace archéologique probante antérieure à cette date n’a jusqu'en 2008 été mise à jour. Néanmoins, selon l'archéologue Patrick V. Kirch, certaines modifications environnementales observées sur les île de Mangaia et d'Aitutaki et datant d'il y a 2000 à 2500 ans pourraient être d’origine humaine. Les îles Cook furent également l'une des bases de départ des migrations polynésiennes vers la Nouvelle-Zélande.

 

p1migmap.gif       Carte des migrations des ancêtres polynésiens (en orange) entre 5000 avant JC et 300 après JC.


Des navigateurs espagnols et portugais atteignirent les îles du sous-groupe nord à la fin du XVI° siècle. Plus tard, les Britanniques explorèrent également la région et nommèrent l’île de Pukapuka Danger Island (1664). Au cours deson second tour du monde, James Cook visita les îles de Manuae (septembre 1773) et Palmerston (Juin 1774) puis, au cours de son troisième voyage, Mangaia et Atiu (mars 1777). En 1804, le nom d'Îles Cook fut employé pour la première fois par le navigateur Johann Adam von Krusenstern. Ce n'est qu'avec le protectorat britannique que l'archipel dans son ensemble fut officiellement baptisé ainsi après avoir porté un temps le nom d'îles Hervey.

Les îles Cook furent officiellement annexées le 7 octobre 1900 par la Nouvelle-Zélande. En 1946, les habitants des îles Cook purent élire leur propre Conseil législatif et participer davantage à l’administration de leur archipel. Au cours des années 1960, le mouvement de décolonisation qui balayait le monde atteignit aussi l'Océanie, ce qui incita le gouvernement à accorder aux îles Cook un statut d'indépendance associée ("self government") en instaurant une nouvelle constitution.

Les îles Cook conservent depuis cette date d'étroits liens politiques et économiques avec la Nouvelle-Zélande. Ce statut particulier leur permet ainsi de recevoir une aide financière annuelle, alors que les insulaires sont automatiquement citoyens néo-zélandais.

 

 

Rarotonga---sculpture-de-basalte.jpg                             Rarotonga - sculpture de basalte -photo Rarotonga cultural center

 

La sculpture sur bois est une forme d'art courante aux îles Cook. Chaque 220px-British_Museum_-_Wooden_carving_from_Rarotonga_18th-1.jpg île garde cependant une spécialisation ... c'est ainsi que Rarotonga est connue pour ses statues de dieu des pêcheurs et leurs aidants, et Atiu est célèbre pour ses sièges en bois. La plupart des oeuvres originales furent cependant escamotées par les premiers visiteurs européens, ou brûlées par les missionnaires.

 

Statuette en bois du dieu des pêcheurs ayant échappée à l'émasculation - Origine Rarotonga 18°-19° - conservée au British Museum.


La sculpture sur pierre est plus rare, bien qu'il subsiste d'excellentes oeuvres de Mike Taveoni.


Mitiaro Nukoroa 3.1

L'expression culturelle se manifeste aussi aux îles Cook, sous forme de chants et danses, au cours de festivals; chaque île possède ses propres dances, pratiquées depuis la prime enfance.

Festival Te Maeva Nui 2005 - photo L. Bailey / Ministry of cultural development.

 

La chaine volcanique Cook-Austral :


Bien que grossièrement orienté dans la direction de déplacement actuel de la plaque Pacifique, caractérisée par un ratio de 11 cm/an et une direction 115°N., le modèle formé par les volcans émergés et sous-marins est complexe.

 

CookFig1a_700---mantle-plume.gif                   La chaîne volcanique COOK-AUSTRAL - doc. Mantle plume by A. Bonneville.


La morphologie et la géométrie des groupes d’îles suggère l’existence de deux alignements volcaniques, dans le contexte de la Cook-Austral volcanic chain.

Un alignement nord, le groupe d’îles Aitutaki-Mauke, avec Rimatara, Rurutu, Tubuai, Raivavae, President Thiers bank. La branche sud est constituée de Rarotonga, Mangaia, Neilson bank, Rapa, Marotiri et du seul volcan actif, le seamount Mc Donald.


Les îles Cook :

 

_841414_orig.jpg                  Présentation pour les volcano-philatélistes - doc. Cook islands philatelic bureau.

 

cw-map.gif                  Les îles Cook - les deux branches de l'archipel - doc. The World Factbook / CIA


Les îles Cook, divisées géographiquement en deux branches, sont le résultat de l’activité volcanique et corallienne dans le Pacifique sud.


Les îles de Rarotonga, Mangaia, Atiu, Mauke, Mitiaro et Aitutaki sont constitués des sommets émergents de volcans éteints ; Manuae, Palmerston, Penrhyn, Manihiki, Rakahanga,  Pukapuka, et Suwarrow sont des atolls, des récifs coralliens entourant un lagon , qui surmontent le sommet submergé d’un volcan.

A noter des formations intermédiaires : Aitutaki est pour part volcanique, pour part un atoll. Takutea est un presqu’atoll et Nassau est un banc de sable sur une base de récif corallien.

 

atoll.jpg

Les atolls du groupe nord, à l’exception de Penrhyn, s’élève depuis la périphérie d’une grande plate-forme  peu profonde nommée le plateau Manihiki. Ce plateau est situé à une profondeur de 2500-3000 m. et couvre une superficie de 600.000 km², soulevé probablement durant le crétacé, entre 135 et 65 Ma. 

Penrhyn est située entre le plateau Manihiki et les îles Line ; elle constitue la plus haute montagne volcanique des îles cook, avec un relief à plus de 4876 m.

L’activité des volcans situés sur 4 îles du nord, Mangaia, Atiu, Mauke et Mitiaro, fut suivie d’une subsidence : les sommets disparurent sous le niveau marin et une barrière récifale commença à croître ; par après l’ensemble remonta lentement vers la surface, à moins que ce ne soit le niveau marin qui baissa , laissant réapparaitre sommets et récifs. Cette barrière soulevée est appelée " makatea " … et ces 4 îles sont qualifiées de " type-makatea ". Une nouvelle barrière de corail commence alors à croître sous le niveau de la mer.  

 

cooks_islands_arialview.jpg        Iles Cook du sud - Rarotonga - photo aerial views of Cook Islands

 

Aitutaki3.jpg                           Iles Cook du sud - Aitutaki - photo Cook islands


Datation des évènements :


La phase éruptive des îles Cook, à l’exception de Rarotonga, est datée du Paléocène, entre 65 et 60 Ma. A cette époque, l’altitude des volcans du groupe nord dépasse le niveau marin. Leur subsidende s’opère durant l’eocène, entre 60 et 38 Ma.

Mangaia est plus jeune : on retrouve, dans son récif surélevé,des fossiles datés entre 38 et 7 Ma. Penrhyn, Manihiki-Rakahanga et Suwarrow reposent sur des calcaires du Miocène, vieux de 22 à 14 Ma.

Le makatea de Mangaia, Ngatangiia, Roratonga sont datés de 110-90.000 ans, à plus de deux mètres, tandis que les formations principales de récifs sur rarotonga et Aitutaki se constituèrent il y a 15.000 ans, avant le dernierâge glaciaire.

Les récifs coralliens ont débuté leur croissance à Atiu, il y a 7 Ma, tandis que les formations de Suwarrow, Rakahanga, Pukapuka et Manihiki dateraient de 2 Ma ou moins.

 

Rarotonga_TeManga_Cook_Islands.jpg         Iles Cook du sud -  le pic Te Manga, point culminant de Rarotonga - photo Marcus Gleinig

 

Deux "cartes postales" des îles Cook ...

 

Cook_Islands-1.jpgcook-islands-dancers-beach

 

 

 

 

 

 

 

 

 

... sur un "rythme" différent, mais toujours enchanteur !

 

 

 

 

 

Sources :

- NZETC - Geological history of the Cook islands - link

- Culture of the Cook Islands - Lords of the dance - link 

Par Bernard Duyck - Publié dans : Excursions et voyages - Communauté : VOLCANS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 avril 2012 2 03 /04 /Avr /2012 00:00

 

Outre le Hunga Ha’apai, de nombreux autres volcans sous-marins sont répertoriés aux Tonga et dans le basin de Lau.

 

 

West-Mata---lueur-du-magma-et-panache-charge-en-soufre--Ha.jpg

            West Mata - lueur du magma et panache chargé en soufre - NSF & NOAA expédition 2009


map bathymetry labeled 600 Zone étudiée en 2009 - le West Mata et le NE Lau spreading center (NELSC) située à l'ouest de la formation circulaire, le volcan 'O' - Doc. NSF & NOAA.


Au nord-est du bassin de Lau, les volcans East Mata et West Mata, séparés 3406wes02.jpgde 7 km. marquent le terminaison nord de l’arc des Tonga.

Bathymétrie des Mata - doc. NSF - NOAA

Ils furent découvert en novembre 2008 par une expédition du NOAA Vents Program , période où le West Mata présentait des panaches hydrothermaux et une récente effusion de lave. Un retour sur zone en 2009 a permis de filmer  une activité effusive et explosive au départ de deux évents, l’un situé au sommet du West Mata , l’autre sur la zone de rift SO.

Le West Mata culmine à 1.174 m. sous la surface, son socle reposant entre -2800 et -3000 m. ; le NOAA a permis de filmer pour la première fois en direct une éruption de lave composée de boninite, une andésite à olivine-bronzite, contenant peu ou pas de feldspath. On n’avait trouvé auparavant de telles laves que sur des volcans âgés au minimum d’un million d’années, sensé représenter les premières étapes de subduction dans un arc d'îles volcaniques primitif. Un échantillonnage de ces laves a été rendu possible par le ROV Jason (Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI).

 

West-Mata-eruptive_blast---NSF-NOAA.jpg

                               West Mata - blast éruptif - photo NSF & NOAA expédition 2009.

 

West-Mata-pillow---NSF-NOAA.jpg            West Mata - extrusion de pillow lava - photo NSF & NOAA expédition 2009

 

 

 

Autres structures sous-marines du bassin de Lau : les seamount Tafu et Maka sont situés sur une dorsale orientée NE-SO. de la portion sud du NELSC –Northerneast Lau spreading center.- un centre d’expansion d’arrière-arc. Les sommets sont situés à 1400 m. sous la surface pour le Tafu et 1560 m. pour le Maka. Lors des expéditions du NOAA, un champ géothermal sous-marin actif a été trouvé, ainsi que de récentes coulées de lave.

 

Tonga---volc.-Tafu---Maka-GVP.jpg

Bathymétrie des volcans Tafu (source de feu) et Maka ( roche) - Courtesy of NOAA Vents Program, 2008.

 

A proximité de l’île de Late, le volcan sous-marin Home Reef  a formé une île éphémère – 500 m. sur 1.500 m., avec des bords escarpés hauts de 30 à 50 m. -  suite à l’éruption de 1984, qui avait engendré un panache de 12.000 m. de haut, et de copieuses quantités de ponces flottantes. Une autre éruption du volcan en 2006 a généré des radeaux de ponces qui ont transité jusqu’en Australie.

 

Home-Reef-2006.jpg

                     Home Reef - éruption d'octobre 2006 vue par le satellite ASTER / Nasa


Home-Reef---IGNS.jpgHome-Reef-23.03.1984.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A gauche, photos aériennes du 07.12.2006 montrant les panaches diffus entourant Home Reef et l'érosion de l'île éphémère - Courtesy of the RNZAF and IGNS

 

A droite,l'île temporaire atteint 300 m de haut le 23.03.1984 -

Courtesy of W/O P.J.R. Shepherd and J.H. Latter.

 

Metis Shoal, localisé entre les îles de Late et Kao, a produit une série d’îles éphémères : on en relève la présence en 1781. Des cônes de tuff dacitique consécutifs aux éruptions de 1967 et 1979 furent aussitôt érodé . En 1995, l’éruption a fait naître une île de 280 m. de diamètre et 43 m. de hauteur , suivant la croissance d’un dôme de lave au dessus de la surface.

 

Metis-Shoal---07.12.2006.jpgMetis-Shoal---Modis.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A gauche, Methis Shoal le 07.12.2006  - Courtesy of the RNZAF and IGNS.

 

A droite, décoloration provoquée par l'éruption du 15.09.2005 et position de celle-ci - Doc. Nasa Earth Observatory

   

Toujours dans la partie centrale de l’archipel, Falcon island est rapportée comme étant une île à éclipse. Un haut-fond est identifié en 1865. Des éruptions débutant en 1885 et 1927 formèrent des îles. En 1933, une île Falcon-island---A.Thompson.jpgd’une hauteur de plus de 145 m. est signalée par les navires de passage :  « elle émet de la fumée ».La dernière activité explosive est datée de 1936. Depuis 1949, l’île a été érodée et est repassée sous le niveau marin, mais le sommet du volcan reste à faible profondeur.  - Falcon island - photo d'archives (antérieure à 1949) - par A.Thompson.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Tonga islands

- NOAA Ocean Explorer - 2009 - Northeast LAu basin response cruise

Par Bernard Duyck - Publié dans : Excursions et voyages - Communauté : VOLCANS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 00:00

Le cinquième paroxysme 2012 … avec un peu de retard, pour plusieurs raisons : je n’ai pas pu le suivre en direct sur les webcams, et je me suis franchement méfié le 1 avril au matin au vu des images et de la « panne » du site de l’INGV, justement ce jour là !

 

 

Le 30 mars, l’activité strombolienne du nouveau cône sud-est reprend en fin de matinée ; les explosions propulsent des matériaux incandescents au-delà des bords du cratères  sur les flancs du cône. Les explosions se succèdent au rythme moyen de 20-30 par heure.

 

30.03.2012-13h02--etna2-2-.jpg30.03.2012-RS7.jpg

 

 

 

Webcam Radiostudio7

 

 

30.03.2012-tremor-EBELZ.gif

                       Diagramme de trémor au 30.03.2012 - doc. INGV Catania


Le 31 mars, l’activité strombolienne s’est maintenue avec une intensité et une fréquence variables. Faisant suite une diminution entre 11 et 16 heures, l’activité s’est intensifiée à partir de 17 h., avec des explosions toutes 1 à 2 minutes. Une petite augmentation du trémor est visible sur le diagramme de l’INGV.

 

31.03.12---15h06-schiena000M.jpg                 Etna - 31.03.2012 / 15h06  - webcam Etnatrekking / Schiena

 

31.03.2011-17h15-schiena000M.jpg Etna - 31.03.2012 / 17h15 les cratères se découvrent et l'incandescence se reflète sur le panache  - webcam Etnatrekking / Schiena

 

Le1 avril, l’activité s’est accrue pour déboucher vers 2h30 sur une coulée de lave par débordement.

Vers 3h45, la réactivation du secteur en amont de la fissure éruptive est couplée à une coulée de lave, qui atteint en 10 minutes la base Est du cône de scories. Presque simultanément, des fontaines de lave prennent le relais et forment une colonne de gaz et matériaux pyroclastiques de plusieurs kilomètres de hauteur, avant d’être rabattue vers l’est.

Les retombées de cendres ont été conséquentes en certains endroits.

Aux environs de 4h05, une fissure éruptive s’ouvre sur le flanc oriental du cône, générant une petite coulée pyroclastique en direction de la Valle del Bove et une coulée de lave qui s’étend sur plusieurs centaines de mètres au nord de celle émise précédemment … elle s’arrêtera à l’altitude 2500. Le fontaining  construit un petit bastion de scories à l’intérieur de la dépression sur le flanc est du SEC, haut de plusieurs dizaines de mètres par endroits.

 

etna_imgtmp281199654etna-arch20120401_0430.jpg

etna_imgtmp281199654etna-arch20120401_0530.jpg

 

 

 

Webcam L.A.V.E.

 

 

L’activité explosive reste constante jusqu’environ 5h30 avant de diminuer en intensité.

A ce moment, la coulée la plus méridionale est au contact de la neige dans la Valle del Bove, ce qui produit un gros nuage de vapeur.

 

01.04.12---5h54-Etna-cam-therm.jpg                         01.04.2012 - 5h54 locale - nouvelle webcam thermique EMCT / INGV Catania

01.04.2012-tremor-EBELZ.gif                               Diagramme de trémor 01.04.2012 - doc. INGV Catania

 

A 7h, tout est terminé ; le front des coulées les plus avancées se situe à la cote 2050.

(heures locales UTC+1)

 

01.04.12---8h20-pizzo.jpg                          Etna - 01.04.2012 - 8h20 - webcam etnatrekking pizzo.

 

Toutes les photos du paroxysme sur le site d'Etna Walk

 

Sources :

- Webcams INGV - Radiostudio7 - Etnatrekking et LA..V.E.

- Commentaires : Etna Walk

Par Bernard Duyck - Publié dans : Actualités volcaniques - Communauté : VOLCANS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 00:00

  Toujours dans le groupe central Ha'apai :

 

Les deux petites îles de Hunga Tonga et Hunga Ha’apai, respectivement dépassant de 149 et 128 m. le niveau marin, sont les restes d’une grande caldeira sous-marine dont elles constituent les marges nord et ouest.

Diverses éruptions sous-marines ont secoué la zone depuis sa première éruption historique en 1912. En juin 1988, une éruption à faible profondeur est rapportée par un pêcheur : « du feu, des tephra et de grands volumes de fumée et vapeur blanche. »

 

L'éruption surtseyenne de 2009 :

 

17.03.2009---3402hun2-GVP.jpg

         Première photo aérienne du site de l'éruption, le 17.03.2009 18h04 - photo Steven Gates.

 

N.B. : Une éruption surtseyenne, tirant son nom du Surtsey (Islande), est un type 220px-Surtseyan_Eruption-fr.svg.png d'éruption volcanique caractérisé par l'émission d'une lave à fleur d'eau lorsque le volcan est une île maritime ou lacustre de faible altitude. Le contact de l'eau et de la lave engendre un choc thermique qui provoque la vaporisation de l'eau et la fragmentation de la lave au cours d'explosions qualifiées de "cypressoïdes" pour la ressemblance des panaches volcaniques avec des cyprès.

 

Le déferlement basal, ou base surge, est généré par les éruptions phréatomagmatiques et caractérisés par l'expansion du mélange turbulent de gaz et fragments vers l'extérieur, à la base de la colonne éruptive; chauds ou froids, ces surges peuvent parcourir des distances de plusieurs kilomètres et tuer tant par leur cinétique puissante que par leur teneur en gaz toxiques.

 

 

*            *            *

 

Le 17 mars 2009, une éruption particulièrement bien filmée crée une nouvelle terre. Un vol entre Vava’u et Tongatapu repère une éruption au départ d’évents multiples produisant des panaches de cendres et vapeur vers 18h.

Le 18 mars, George Lavaka,un journaliste radio à bord d’un petit bateau de pêche sportive, décrit le phénomène : une île recouverte de cendres noires, un évent sous-marin au sud de l’île et un autre sur la partie NO. De l’île, des souches de cocotiers et des cadavres d’oiseaux et poissons flottant dans les eaux environnantes.

 

D.Stephenson---6---18.03.2009.jpgUn panache de vapeur (blanc) surmonte Hunga Ha'apai, à droite - à gauche, le panache cypressoïde noir de l'éruption sous-marine. - 18.03.2009


D.Stephenson---4---18.03.2009.jpg

                                 Les deux évents de l'éruption d'Hunga Ha'apai le 18.03.2009

 

20tonga-3.650.jpg 

                       Hunga Ha'apai - 18.03.2009 - Intensification du phénomène éruptif

Photos from unknown photographer on the Sloban boat provided by Dana Stephenson/Getty Images on boston.com.


De fortes explosions surtseyennes se succèdent durant l’heure d’observations. Elles sont suivies d’un panache qui s’élargit, d’émissions de bombes, et de surges basaux qui n’atteignent pas le bateau, qui a heureusement quitté la zone de l’éruption à temps.

 

D.Stephenson - 18.03.2009

Chute de bombes et base surges à la surface de l'océan - 18.03.2009 - Photo from unknown photographer on the Sloban boat provided by Dana Stephenson/Getty Images on boston.com.

 

D.Stephenson---2---18.03.2009.jpg

Déferlement basal cachant l'île d'Hunga Ha'apai - 18.03.2009 - Photo from unknown photographer on the Sloban boat provided by Dana Stephenson/Getty Images on boston.com.

 

 

Les images satellites montrent une zone de 10 km. de rayon  d’eu décolorée autour de l’île et des radeaux de ponces qui dérivent sur 25 km. vers le NO.

 

tonga_amo_2009077.jpg

Les îles d'Hunga Tonga et Hunga Ha'apai sont dissimulées sous le panache éruptif - une zone de décoloration entoure le lieu de l'éruption; des radeaux de ponces serpentent plus loin vers le NO. -

 Courtesy of NASA Earth Observatory / Nasa Modis.


L’éruption se termine le 21 mars, après cinq jours d’activité continue. Elle a construit une nouvelle terre connectée à Hunga Ha’apai … une photo aérienne va montrer deux lacs fumants dans la partie de l’évent NO. Et un évent émettant un panache de vapeur sur la nouvelle partie sud de l’île.

 

Honga-Ha-apai---GVP.jpgHunga Ha'apai - vue le 21.03.2009 à la fin de l'éruption - View is to the S on 21 March 2009. Courtesy of GP Orbassano and the Waterfront Lodge. 

 

Enfin le groupe sud de Tonga-Tabu (Tongatapu) est le plus important.

L'île de ce nom est la plus grande (430 km²) de l'archipel, elle est plate, avec quelques collines de 30 m au plus; elle renferme la capitale de l'archipel (Nuku'alofa ), résidence habituelle du roi, et qui est en même temps un port.

Tongatapu possède la seule voûte mégalithique du Pacifique sud : ce trilithon de 4,9 m. de haut pèse environ 50 tonnes et fut édifié des siècles avant l'arrivée des occidentaux. D'autres ouvrages monumentaux avec les langi : ces pyramides basses, plates, à deux ou trois niveaux, marquent les tombes des anciens rois. Ces ouvrages monumentaux sont réalisés en blocs coralliens.

 

 

Tongatapu-s-stone-trilithon-gateway-Ha-amonga--A-Maui.jpg                               Ha'amonga'a Maui, mégalithe trilithon de Tongatapu - photo google

 

Tongatapu-1.jpg

Tongatapu - cérémonie au Langi Nā Moala, après les funérailles de Tu' ipelehake, un chef mort en 2006. - photo Tau'olunga.

 

A 15 kilomètres au Sud-Est est une autre grande île, celle d'Eua (174 km²), offrant des altitudes de plus de 300 m, avec un îlot rocheux; Kallau ou Katto, à une petite distance de sa pointe Sud. Au Sud-Ouest de ce groupe et de tout l'archipel est l'île Pylstaart ou Ata (355 m, 2,7 km²), volcanique; découverte par Tasman en 1643, et appelée par lui Middelburg.

 

Sources : 

- Global volcanism Program - Hunga Tonga and Hunga Ha'apai

- Vulkaner - Volcanoes on land and in the ocean, around Tonga - link

Par Bernard Duyck - Publié dans : Excursions et voyages - Communauté : VOLCANS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 31 mars 2012 6 31 /03 /Mars /2012 00:00

 

 

L’archipel des Tonga, aussi appelé par Cook "les îles amies " (Friendly islands) compte près de 32 îles et 150 îlots, environ 750 km², et 115.000 habitants (en 2006). Ses coordonnées sont : 18° à 22° de latitude Sud, 174° à 176° de longitude Ouest. 

Les ports et mouillages sont assez nombreux, grâce aux récifs qui abritent les côtes, tout en rendant la navigation difficile.

 

3403hun1.jpg  Les trois groupes d'îles composant l'archipel des Tonga : Vava'u, Ha'Hapai et Tongatapu.

 

On considère que les îles Tonga sont habitées par des austronésiens depuis vers le 13° siècle av. J.-C. , mais la tradition dit que le royaume de Tonga aurait déjà été occupé à l’ère préhistorique. Le 21 janvier 1643, Abel Tasman découvrit Tongatapu et visita une partie des îles. En 1875 , les îles devinrent une monarchie constitutionnelle et en 1900 un protectorat britannique. C’est un royaume constitutionnel indépendant depuis 1970 et rattaché au Commonwealth.

 

Les Tonga, voisines des alignements polynésiens du Nord-Ouest au Sud-Est, sont orientées perpendiculairement, du Nord-Est, au Sud-Ouest; et appartiennent à la chaîne de la nouvelle-Zélande, avec le groupe intermédiaire de Kermadec.

On distingue, au double point de vue géologique et orographique, deux séries parallèles, l'une occidentale, la moins importante, composée d'îles élevées volcaniques, parfois à volcans actifs, l'autre orientale, d'îles basses, coralliennes, parfois avec lagon, et d'une multitude d'îlots et de récifs.

 

arc-Tonga-Kermadec---NSF.gifTectonique de l'arc Tonga-Kermadec et du bassin de Lau- Les îles sont numérotées de 1 à 15 (les chiffres 834-839 se réfèrent à des sites de forages)  -^- : zone de subduction.

 1, Tafahi; 2, Niuatoputapu; 3, Fonualei; 4, Late; 5, Metis; 6, Kao; 7, Tofua; 8, Hunga Ha’apai and Hunga Tonga; 9, Eua; 10, Ata; 11, Raoul Group; 12, Macauley; 13, Curtis; 14, L’Esperance; 15, Niua fo’ou. Les autres abréviations: PR, Peggy Ridge; KTJ, Kings Triple Junction; CLSC, ILSC and ELSC, Central, Intermediate and East Lau Spreading Centres; VF, Valu Fa Ridge.  

 

 

Géographiquement, on les partage en trois groupes :

- de Vava'u : avec Vava’u, Late, Toku et Fonulei

- d' Ha'apai : avec Ha ‘apai, Uiha, Foa, Ha’ano, Lituka, Kao, Tofua, Nomuka, Hunga Ha’apai, Fonuafo’ou

- de Tongatapu : avec Tongatapu, Eua, et Ata.

 

Toutes ces îles et hauts-fonds sont reliés par un plateau qui émerge en divers endroits et que les naturels appellent Hallola-Comei. Le fond s'élève ou se déprime sous l'action de volcans sous-marins. D'une manière générale, dans cet ensemble d'îles, les forces volcaniques et les altitudes diminuent de l'Ouest à l'Est et du Nord au Sud.

 

Dans le groupe septentrional, on voit d'abord les rochers déserts de Fanua-Lai ou Amargura (altitude 183 m, 55 km²), dont un volcan fit une terrible éruption en 1846, qui réduisit l'île en débris et projeta au loin des cendres, et au Sud-Est de Taku, de moindres dimensions; plus loin, dans la même direction, est l'île principale Vanna ou Hafoulou-Hao (altitude, 150 m, 145 km²), une foule d'îlots et de récifs coralliens l'entourent et sont disséminés au Sud, ce qui n'empêche qu'il y ait eu plusieurs éruptions dans l'île.


Ninuafo’ou est une île de 8 km. de large … en fait le sommet d’un volcan- Niuafo'ou bouclier largement submergé. Une caldeira large de 5000 mètres, aux parois abruptes, est pratiquement remplie par un lac , Vai Lahi (le grand lac), qui abrite divers îlots et cônes pyroclastiques proches de la rive NE. L’activité historique a marqué des fissures en cercles côté ouest et sud de l’île. Elles ont endommagé à plusieurs reprises des villages ; en 1946, une éruption a forcé l’évacuation de la plupart des 1200 habitants.


Fonualei est une petite île large de 2 km. possédant une caldeira avec un cône pyroclastique dont le cratère est ouvert vers le SO., et une coulée atteignant Fonualei-copie-1 la mer. Le volcan surgit d’une profondeur de 1000 m. et est bordé de falaises, sauf sur son côté ouest, où de petites plages de sable ourlent le littoral. Un petit récif frangeant existe au NE, à l’ouest et au sud. Contrairement aux andésites et basaltes qui caractérisent les Tonga, Fonualei a émis au cours des derniers 165 ans des laves à dominante dacitique, des tuffs et dépôts phréatomagmatiques, surmontant les laves plus anciennes.


Particularité de l'avifaune : Le mégapode des Tonga, ou de Ninuafo’ou, – Megapodius pritchardii – est un endémique de l’archipel ; ce gros oiseau terrestre est très vulnérable et à la merci de la prédation humaine et d’une éruption … le transfert de ses œufs fut réussi sur la déserte Fonualei, où l’on compte maintenant 350 à 500 oiseaux ; par contre, elle a échoué sur Late. Cet oiseau a pour habitude  "de faire couver ses œufs par le volcan " : il ne couve pas lui-même ses œufs, mais les enfonçe dans les sables volcaniques chauds, ou encore, à défaut, dans des tas de végétaux en décomposition.

 

Niuafo-ou-megapode-nid-incubateur-volcanique.jpg megapod.jpg


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mégapode enfoui ses oeufs dans le sable volcanique à 1-1,5 m. de profondeur et une température de 32-35°C.


A droite, mégapode et son poussin - oeuvre de Walter Lawry Buller (1838-1906).

 

Late est une île circulaire large de 6 km. ; elle contient un cratère large de 400 m. et profond de 150m. occupé par un lac éphémère.

Ce volcan basalto-andésitique à andésitique a ses racines à une profondeur de 1500 m. et son sommet conique dépasse de 540 m. le niveau marin. Divers cônes de cendres sont signalés au nord du cratère sommital, sur un plateau semi-circulaire et sur la côte NO. Une structure en graben située sur le flanc NE est percée de deux cratères-puits, dont un rempli par un lac salé. Les dernières activités sont datées de 1790 et 1854.

 

Tonga---Late--cr.-somm.-et-pit-craters---Tonga-ministry-of-.jpg            L'île volcanique de Late - photo Tonga ministry of lands, survey and natural ressources.


Le groupe de Ha'apaï (68 km²) comprend une quarantaine d'îles madréporiques et, à l'Ouest, deux îles volcaniques, Kao (1524 m, 11 km²) et Tofua (854 m).

 

Kao  est un stratovolcan de forme allongée, de nature Basalto-andésitique, dont le sommet est fait de petit cratères coalescents.

 

Tofua----Tonga-inistry-of-lands-and-natural-resources.jpg    Tofua et sa gigantesque caldeira - photo Tonga ministry of lands, survey and natural ressources .

 

Tofua est un stratovolcan couronné d’une caldeira de 5 km. de large, et profonde de 500 m. Trois cônes post-caldeira se sont édifiés au nord du lac de cratère ; ses eaux froides ont leur surface à 30 mètres au dessus du niveau de la mer. Le plus grand des cônes, le Lofia, est responsable des éruptions historiques rapportées depuis le 18° siècle, e.a. par le capitaine Cook qui l’a vu en éruption en 1774.  Le cône Est possède trois cratères et a produit de jeunes coulées basalto-andésitique qui se sont répandues dans le lac. Le Lofia est toujours actif, comme en témoigne de l’incandescence (lave en fusion et spattering) remarquée en 2009 et 2011.  

 

Tofua-24.04.2010---GVP.jpgCoup d'oeil sur le cratère actif du Tofua, le Lofia - Photo Stuart Kershaw posted by the Tonga Visitors Bureau.- 24.04.2010 - in GVP

 

A suivre ...

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Tonga islands volcanoes

- Vulkaner -Volcanoes on land and in the ocean, around Tonga, Pacific ocean - link

Par Bernard Duyck - Publié dans : Excursions et voyages - Communauté : VOLCANS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 00:00

Petit interlude dans la série des volcans du Pacifique sud avec des nouvelles récentes sur les volcans en activité.

 

En Indonésie:

- Le Kawah Ijen reste en alerte, avec une restriction d'accès pour tous à 1,5 km. du cratère, et malgré un pH en baisse (passant de 0,76 à 0,18) et un taux de CO2 en croissance depuis février. Les dernières données sur la température du lac datent de mi-mars, avec 45,1°C à la surface et 44,7°C à 5 m. de profondeur.

- Le Batu Tara est toujours en éruption, avec un panache de cendres vu par les satellites montant à 2.000 m. et s'étalant sur une trentaine de kilomètres de longueur (Modis).

 

Dans le grand nord américain :

- L'AVO a fait repassé  le niveau du Cleveland - Aléoutiennes à l'orange, en raison de la présence d'un troisième dôme en croissance dans le cratère sommital, et de la poursuite de la dynamique extrusive.

- le niveau de l'Iliamna - Alaska reste au jaune, avec une sismicité au dessus du niveau basal entre les 21 et 27 mars. On ne remarque toutefois rien d'anormal de visu.

 

Iliamna-de-l-Est---15.08.2011-Cyrus-Read-AVO.jpg                                    Iliamna - photo Cyrus Reed / AVO - USGS - photo 2011

 

Guatemala :

Au Pacaya, l'Insivumeh rapporte des changements au niveau sismique et des émissions du cône Mac Kenney, à partir du 20 mars. Le 26.03, des avalanches ont été détectées, ainsi que des panaches les 26 et 27 mars. Après l'éruption du 27, seules des fumerolles, principalement composées de vapeur d'eau, émanent du cône actif.

 

Le dôme de lave du Santiaguito/ Santa Maria émet les 23 et 24.03 un panache diffus de gaz et cendres, dérivant selon les observations satellites sur 20-30 km. en direction du SO. Les jours suivants, des chutes de roches sont signalées près du sommet. Des explosions génèrent des panaches de cendres montant à 800-900 m. entre le 25 et le 27.03, et de coulées de lave descendent les flancs. Le 26, une coulée pyroclastique suit une explosion et descend le flanc ouest du Caliente.

 

Montserrat - Soufriere Hills.

Le 23 mars, l'activité fumerollienne s'est accrue; une nouvelle fumerole est détéctée au NO. du dôme de lave et un évent émet de façon pulsatille des vapeurs chargées d'un peu de cendres - ash venting (près de la cicatrice d'effondrement 2010). Un panache monte à 1.800 m. au dessus du niveau de la mer et on observe des chutes de cendres sur le flanc ouest du volcan.

Le 26 mars, le niveau d'activité retourne au niveau bas. La zone C a été réouverte de jour.

 

590x338-5a76f9f2-d2c6-48d2-e797-89705b149bec.jpg                      Soufriere Hills - ash venting 23.03.2012 / 14h - photo site HVO

 

Pour le continent sud-américain :

- Le niveau du Nevado del Ruiz - Colombie reste à 3 - "changements dans le comportement de l'activité volcanique". Selon l'Ingeominas, la sismicité est en hausse cette semaine et les émissions de gaz demeurent à des niveaux significatifs.

Le Galeras - Colombie émet toujours vapeur et gaz en panache.

 

2012-03-27--Galeras--08h17m18.jpg                                                    Galeras - 27.03.2012 - photo Ingeominas


- En Equateur, trois volcans sont à épingler !

Au Tungurahua, on ne relève que quelques panaches de vapeur, montant entre 500 m. et 4.000 m., en raison de la couverture nuageuse. Le 21.03, de l'incandescence a été observé au sommet, et des chutes de cendres repérées les 22 et 23.03; celles-ci ont engendré des lahars, suite aux fortes pluies des 24 et 25.

Le26.03, des grondements sont entendus en divers endroits et un panache détecté à 3.000 m., accompagné de chutes de cendres au N. et NO. du cratère.

 

De l'incandescence  a été observée les 25 et 26 mars dans les parties hautes du Reventador, ainsi qu'un panache de 500 m. le 26. dérivant sur 25 km. en direction du NNO. (image satellite et VAAC Washington).

 

Le Sangay, comme à son habitude la tête dans les nuages, a émis un panache de cendes, le 22.03, repéré par un pilote à 8.200 m. d'altitude.

 

Au Chili, des panaches montant à plus de 1.000 m. au dessus du cratère du Cordon-Caulle sont signalés par satellite ou webcam. Malgré de l'incandescence repérée dans le cratère entre les 23 et 27.03, le niveau d'alerte est abaissé à orange.

 

07.03.2012-Cordon-Caulle.jpg                Cordon-Caulle - activité en baisse - photo Nasa earth Observatory 07.03.2012

 

Au Kamchatka, cinq volcans sont en alerte-aviation.

Le Shiveluch et le Karymsky sont en alerte orange.

Un panache montant à 3.000 m. est signalé le 17, et le 20-21.03 au Karymsky.

De l'activité explosive est signalée entre le 16 et le 23.03, avec émission de lave visqueuses; l'anomalie thermique est confirmée par satellite.

Le Kizimen, le Bezymianny et le Gorely sont en alerte jaune.

 

Bezymianny---Klyuch.-16.03.2012--Y.Demyanchuk.jpg           Panaches divergents des Bezymianny et Klyuchevskoy - photo Y. Demyanchuk 16.03.2012

 

Sources :

- Global volcanism program - weekly reports

- Les différents observatoires cités.

Par Bernard Duyck - Publié dans : Actualités volcaniques - Communauté : VOLCANS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 00:00

Malgré des siècles d’influence européenne, les habitants de Samoa ont maintenu leurs coutumes, leurs systèmes sociaux et politiques ainsi que leur langage.

 

3-Samoan-girls-1902---book-Samoa--bismarckarchipel-und-Neug.jpg"Trois filles des Samoa" - photo E.von Hesse-Wartegg 1902 / du livre : "Samoa, Bismarckarchipel und Neuguinea, drei deutsche kolonien in der Südsee".

 

Awa-ceromony---Tavita-Togia-NPS.jpg Samoa - cérémonie de l'Ava - deux samoans entourent la reine de la fête- photo Tavia Togia NPS.

 

Les habitudes culturelles telles que la cérémonie Samoa’ava restent des Tapa-2--des-Samoa.jpg rituels liés aux évènements importants ; les habits " tapa " (ou simplement le tapa) est un tissu d’écorce caractéristique de ces îles du Pacifique, depuis la Nouvelle-Guinée jusqu’à Hawaii (où on l’appelle kapa).

 

La culture samoane est centrée sur le principe du Vafealoa’i, les relations entre les gens, basées sur le respect.

Certains Samoans vivent selon un mode de vie communautaire et participent collectivement aux activités. Le Fale, maison traditionnelle des Samoa, en témoigne : ce sont des habitations ouvertes, sans parois, qui utilisent des stores de feuilles de palmiers pour occulter la nuit ou en cas de mauvais temps.

 

doc2.jpgAncienne carte postale des colonies allemandes - le travail du copra devant le fale traditionnel.

 

Le processus de Fa’aaloaloga , ou présentation formelle de cadeaux, reste pratiqué lors des grandes occasions : mariages, installations de chefs, funérailles, inauguration de bâtiments, d’églises, etc.

 

La mythologie Samoane honore de nombreux dieux ; les légendes parlent de Tagaloa et la déesse de la guerre Nafanua, fille de Saveasi’uleo, maître du royaume spirituel Pulotu.

 

Après l’introduction du christianisme, et la conversion de la plus grande part de la population, les Samoans ont réussi à adapter la religion dominante avec les croyances anciennes, surtout les rites traditionnels de fa’a Samoa.

 

Comme dans d’autres cultures polynésiennes, à Hawaii, Tahiti et chez les Traditional_Samoan_Tattoo_-_back.jpgmaoris, les tatouages sont importants et uniques.


Dans l’archipel, les deux sexes ont des tatouages spécifiques : pour les hommes, il est appelé Pe’a, et se compose de motifs géométriques complexes couvrant les zones depuis les genoux jusqu’aux côtés, "en culotte".

Le tatouage féminin, le malu, est plus léger, et comporte moins de motifs géométriques ; il habille les jambes, de l’aine aux genoux, mais aussi les mains et la partie du ventre allant du mont de Vénus au nombril.

 

 

Pe'a - tatau Samoa masculin - photo CloudSurfer


 

Les principaux sports pratiqués sont le rugby, la lutte ou catch, le football américain , le volley et le soccer.

 

Umaga-catcheur-des-Samoa.jpg                      Edward Smith "Eki" Fatu, alias  "Umaga" , un catcheur poids (très) lourd des Samoa.

 

Mais la vie n'est pas que paradisiaque dans ces archipels du Pacifique sud, ils sont soumis à de nombreux séismes, qui engendrent parfois des tsunamis dévastateurs.

 

Le 29 septembre 2009, le séisme le plus important de l'année, d'une magnitude 8,1 frappe la région des Samoa, localisé le long de la zone de subduction Kermadec-Tonga. Il est suivi de fortes répliques dont deux de M 7,8.

Le centre d'alerte au tsunami du Pacifique enregistre une hausse du niveau marin de 76 mm. près de l'épicentre ... les plus hautes vagues qui vont atteindre la côte des Samoa mesureront 14 mètres, et quatre vagues vont parcourir jusqu'à 1,5 km. dans l'intérieur des terres !

Sur l'archipel des Samoa et sur Niuatoputapu (une île corallienne plate aux Tonga), on relève 189 décès, pour la plupart des enfants, et ceci malgré l'évacuation d'Apia, capitale de l'île d'Upolu.

 

samoaquake--29.09.2009-tsunami.jpg                            Epicentre (en gras) du séisme du 29.09.2009 - doc. Nasa

 

News : pas de 30 décembre pour les Samoa occidentales.

Alors qu'ils sont placés à proximité de la ligne de changement de jour, les Samoa occidentales ont décidé de se placer à l'ouest de la ligne internationale, qui effectue des zig-zags en suivant cahin-caha le 180° méridien au travers de l'océan Pacifique ... selon le premier ministre local, cette décision devrait permettre à l'archipel de commercer plus facilement avec ses voisins australiens et néo-zélandais.

Apia ne sera plus la dernière capitale sur terre à voir le coucher de soleil chaque soir...Mais elle deviendra en revanche l'une des premières à voir son lever à chaque aube.

 

 

 

Sources :

- Samoan sensation - music & culture - link

- Skin story - the art and culture of polynesian tattoo - link

- USGS Earthquake Hazard Program - 29.09.2009 Samoa islands

- Physorg - Triple whammy triggered Samoa tsunami

Par Bernard Duyck - Publié dans : Excursions et voyages - Communauté : VOLCANS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 28 mars 2012 3 28 /03 /Mars /2012 00:00

 

Les îles Samoa sont situées à mi-chemin entre Hawaii et la Nouvelle-Zélande et composées de deux grandes îles et huit îlots ; quatre îles sont habitées : Savai'i, Upolu, Apolima et Manono. Les six îles inhabitées se nomment Fanuatapu, Namu’a, Nu'utele, Nu'ulua, Nu'ulopa et Nu'usafe'e.

 

samoa2-map.gif                        Les îles Samoa occidentales et orientales (américaines) - doc. J.Leclerc


Peuplées depuis 3 000 ans environ par un peuple polynésien, les Samoa ont été occupées aux alentours de l'an 1000 avant J.-C. Elles furent conquises par les Tonga, et devinrent une province de l'Empire Tu’i Tonga, jusqu'à ce que les Samoans se révoltent avec succès au  13° siècle et obtiennent leur indépendance de l'empire. Le Hollandais Jacob Roggeveen fut le premier Européen à identifier l'archipel en 1722. L'explorateur français Louis-Antoine de Bougainville nomma l'archipel les îles du Navigateur en 1768.

En 1889, fut signé le Traité de Berlin, garantissant l'indépendance politique des Samoa. Le régime établi était alors une monarchie.En 1899, les Samoa furent divisées en deux parties : les Samoa occidentales (allemandes) et les Samoa orientales (sous contrôle américain).

Cette division persiste encore aujourd'hui. En 1914, la Nouvelle-Zélande prit le contrôle des Samoa occidentales. Elle le garda ensuite sous mandat de la Société des Nations puis sous mandat de l'Organisation des Nations unies jusqu'en 1961. Les Samoa occidentales obtinrent leur indépendance le 1 janvier 1962 suite à un référendum. Le pays devint membre du Commonwealth en 1970 et des Nations unies en 1976.


currents9_vailulu_n2_enlarg_6019.gif    Alignement des îles Samoa suite au passage de la plaque Pacifique au dessus du "point chaud"


Ces îles volcaniques, constituées de grands volcans-bouciers, se sont formées sous l’influence du point chaud des Samoa, et sont alignées Est-Ouest dans la même direction que la plaque tectonique en mouvement au dessus du panache mantellique, comme celles de l’archipel Hawaiien.

En principe, selon ce schéma identique, les îles les plus anciennes devraient se trouver plus à l’est et être inactives, et celle en formation au niveau sous-marin … Ce point chaud demeure une énigme pour les scientifiques : en effet, l’île de Ta’u, située à l’est de l’archipel des Samoa, et Savai’i , localisée à l’ouest, sont toutes deux entrées en éruption au cours des dernières 150 années.

Sur base d’analyses géochimiques récentes des laves, on penche maintenant vers une hypothèse d’origine de celles-ci à partir de magma mantellique enrichi à la base de la lithosphère plutôt que provenant d’un panache bien défini géochimiquement.

 

Vailulu-u---Hart---al.-GVP.jpg Vailulu-u-1999-2005---Nafanua.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bathymétrie de Vailulu'u et de Ta'u , à gauche - doc. S. Hart & al

2000 / GVP

A droite, bathymétrie de la caldeira du Vailulu'u entre 1999 et 2005

montrant l'émergence du cône Nafanua - doc. H.Staudigel & S.Hart / GVP.

 

Le volcan sous-marin basaltique Vailulu’u est considéré comme se trouvant actuellement à l’aplomb de cette anomalie magmatique.  

Son existence fut révélée pour la première fois en 1973 par un dispositif acoustique, mais la cartographie ne fut effective qu’en 1999 – mission AVON – grâce aux progrès technologiques. Ce seamount s’élève à 4200 m. au dessus des fonds océaniques et est coiffé d’une caldeira de 2000 m. de diamètre, profonde de 400 mètres. Son sommet est actuellement à 590 m. sous la surface. Sa morphologie allongée sur un axe est-ouest indique la présence d'au moins trois rift zones (vers l'est, l'ouest et le sud-est) qui se rejoignent au cratère sommital. En 1995, une activité sismique anormale localisée à son niveau suggère l'occurrence d'une éruption. Une autre, qui s'est produite entre 2001 et 2005, fut mise en évidence à postériori, lors d'une mission du NOAA. Les données permirent de constater la présence d'un nouveau cône intracratèrique d'environ 290 m de haut, baptisé Nafanua, localisé dans la partie ouest du cratère sommital.

 

3358_loihi.jpg La comparaison entre les volcans sous-marins Loihi (Hawaii- schéma de gauche WHOI) et Vailulu’u (Samoa - schéma de droite WWHOI) montre une localisation 3358_vailulu_drawing.jpg commune à l’extrémité Est de leur chaîne volcanique respective, avec toutefois une absence de basalte tholéitique à Vailulu’u, qui atteste de la particularité de ce point chaud … en relation avec les déplacements tectoniques : le nord des îles Tonga s’écarte des Fidji (plaque australienne) à une vitesse de 130-160 mm/an, tandis que la plaque Pacifique  s’approche de la plaque australienne à raison de 80 mm/an … ce qui implique une déchirure au coin de la fosse avec un ratio de déplacement qui cumule les deux cités précédemment , soit 240 mm/an (160 + 80).

 

Vailulu-u-pillow---NOAA-ocean-explorer-2005.jpg                 Pillow lava produit par le seamount Vailulu'u - NOAA Ocean Explorer 2005.

 

 

L’île de Ta’u , large de 6 km sur 10, n’est que la partie émergée du volcan-bouclier Lata. L’effondrement et le glissement de terrain de la portion sud de ce volcan a laissé de ce côté une baie en arc, bordée de plages et de paroi abruptes. De nombreux cônes post-caldeira ponctuent le sommet et les flancs du Lata.

 

Ta-u---volcan-Lata---John-Brooks-US-NPS.jpg  Samoa - île de Ta'u - les flancs sud du volcan Lata - photo John Brooks / U.S. National Park Service


Deux petits volcans-boucliers se sont édifiés le long de deux zones de rift à la pointe NO. et NE. de l’île. Le coin NO. s’est étendu par un complexe de cônes de tuff, dont les émissions ont drapé les falaises et éjecté des enclaves de dunite et des blocs coralliens.


Ofu et Olosega, deux îles triangulaires séparés par un petit détroit, sont formées par deux volcans-boucliers basaltiques érodés.

 

Ofu-Olosega---Nasa-space-shuttle.jpg

 Ofu et Olosega - photo NASA Space Shuttle image ISS002-E-6878, 2001 (http://eol.jsc.nasa.gov/).

 

La pointe Est d’Ofu  forme une dorsale aux flancs abrupts, constituée d’un complexe de dykes. Le volcan-bouclier qui forme cette île est marqué au nord par la caldeira A’ofa. Un cône de tuff, baptisé Nu’utele, forme une petite île en croissant  proche de l’extrémité ouest d’Ofu.


Des analyses bathymétriques suggèrent que le volcan-bouclier Sili d’Olosega serait lui aussi poinçonné par une caldeira.

La dernière éruption de la zone est une éruption sous-marine ayant eu lieu en 1866 à 3 km. au SE d’Olosega, sur la dorsale la reliant à l’île Ta’u.

 

Ofu-laggon---Peter-Craig-NPS.jpgOfu, à gauche et Olosega, à droite, séparés par un petit détroit - photo Peter Craig US National Park Service.

 

Au centre de l’archipel, l’île fortement érodée de Tutuila est formée de cinq volcans édifiés le long de deux à trois rifts orientés SSO-NNE.. Au centre de l’île, le volcan-bouclier Pago est tronquée par une caldeira érodée de 9 km. Tutuila.jpgde large, qui englobe le port de Pago Pago , partiellement remplie par des dômes de lave et des cônes de cendres.

Vue 3D de Tutuila d'après une photo de la Nasa. - au centre la baie de Pago Pago


Faisant suite à une période d’érosion, la submersion et la construction d’une barrière récifale,  la zone de Leone, à la partie sud de l’île, regroupe les produits d’éruptions fissurales : des tuff cones initiallement sous-marins, puis des cinder cones subaériens qui ont produit des coulées de lave pahoehoe.

 

Pago-Pago---Panoramio.jpg                                    Ile de Tutuila - Pago Pago - photo Panoramio / Google

 

Tutuila---Tavia-Togia-US-NPS.jpg                                      Côtes de Tutuila - photo Tavia Togia -  US NPS

 

L’île d’Upolu, d’une longueur de 75 km., est formée d’un important volcan-bouclier basaltique qui s’est édifié durant deux périodes de volcanisme intensif au Pliocène et au Pléistocène. La période d’activité la plus extensive, au Pléistocène, concerne un segment de 20 km. situé le long de l’axe central de l’île.

L’activité la plus récente, datée de quelques centaines à quelques milliers d’années, a marqué le centre et l’ouest d’Upolu, avec des coulées atteignant la côte, e.a. à la baie de Lefaga. L’île Apolima, côté ouest d’Upolu, est un cône de tuff, trop jeune pour être frangée par un récif corallien ; d’autres zones, libres de ce type de récif, pourraient avoir été formée par des coulées de laves datées de l’Holocène.

 

Samoa---Upolu-u---Mantle-plume.jpgCarte géologique d'Upolu d'après Kear & Wood (1959).  - les astérisques marquent la localisation d'une ligne de cônes postérieurs à la phase d'érosion - les flèches montrent la direction des coulées de lave post-érosion. - Doc. The Samoan chain - J.Natland / Mantle plume.org.

 

Upolu_OnEarth_WMS.png     Ile d'Upolu - on distingue un alignement de cratères, à gauche de la photo, ainsi que le récif frangeant  - photo One Earth WMS


L’île ovale de Savi’i ressemble en tous points à Upolu pour son schéma de formation : massif volcan-bouclier basaltique qui s’est  édifié au Pliocène et Pléistocène le long d’une zone de rift ONO. – ESE. , s’ouvrant en deux côté à l'Est. La période d’érosion marine, de submersion partielle et de constitution d’un récif frangeant, fut suivie à la fin du Pléistocène et à l’Holocène d’éruptions ayant produit de volumineuses coulées de lave qui ont détruit partiellement ce récif.

 

Savaii---Nasa-2006-ISS.JPG

                                         Ile de Savai'i  - photo Nasa ISS 2006.

 

De nombreux cônes de cendres et de lave ponctuent la crête de Savai’i, ainsi que le flanc nord et le sud de l’île. Trois éruptions historiques, dont deux au 20° siècle (1902- 1905) ont détruit des villages et recouvert le récif frangeant avec des coulées larges de 15 km.

 

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Samoan and Wallis islands

- Mantle plume - the Samoan chain - a shallow lithospheric fractures system , by James H. Natland  - Rosenstiel School of Marine and Atmospheric Science, University of Miami.

- The unusual Samoan hotspot: A “hotspot highway” juxtaposed with a trench - by Matthew G Jackson & al.

Par Bernard Duyck - Publié dans : Excursions et voyages - Communauté : VOLCANS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Profil

Recherche

Destination volcans

Bibliographie

- Volcans du monde - M. & K. Krafft - L'Odyssée Flammarion
- Les feux de la terre - M. & K. Krafft - Ed. de La Martinière
- Volcans et éruptions - M. Krafft - Hachette
- Les feux de la terre, histoires de volcans - M. Krafft - Gallimard
- Au coeur de la Fournaise - M. Krafft & R. Benard - Ed. Nourault
- Guide des volcans d'Europe et des Canaries - M.Krafft & F.de Larouzière
- L'odeur du soufre, expédition en Afar - H; Tazieff - Stock
- Sur l'Etna - H. Tazieff - L'Odyssée Flammarion
- Volcanologie - J-M. Bardintzeff - Dunod
- Volcanism - H-U. Schmincke - Springer

- Vulkane der Eifel - H-U.Schmincke

- Vom magma zum Mühlstein  - Bellerberg vulkan - E.Harms
- Guide des volcans - M. Rosi & al. - Delachaux et Niestlé
- Des volcans et des hommes - J. Durieux & Ph. Bourseiller -
   Ed. de La Martinière
- Volcans - J-M. Bardintzeff & O. Grunewald - Chene
- Volcans - P. Clarkson - Nathan
- Volcanoes of North America - Ch.A.Wood & J.Kienle
- Windows into the earth - Robert Smith & Lee Siegel
- Volcans, carnets de trek 1 , Erta Ale, Dallol, lac de sel Karoum
   G. de Saint-Cyr - Envies d'ailleurs

Dictionnaire des volcans - D.Decobecq & J-C.Tanguy - éd. Gisserot.

Communautés

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Texte Libre

Retrouvez d'autres nouvelles sur

Facebook - groupe Volcano et

Deep Hot biosphere.

 

 

Translating in English

by "translate.Google.com"

Merci de votre passage sur ce blog !
J'attends vos réactions .

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés